BERNARDO VAVASSORI

 

DICTIONNAIRE

FRANCAIS

BERGAMASQUE

AVEC TRADUCTION DES ENTREES EN ITALIEN

DIZIONARIO

FRANCESE  BERGAMASCO

CON TRADUZIONE DELLE PAROLE IN ITALIANO

 

le bergamasque

Le bergamasque est une langue parlée dans la région Lombardie, dans la province de Bergame et dans la région de Crema, dans le centre de la Lombardie. Elle est parfois appelée Orobien, du nom du peuple celte installé dans la région et décrit par Pline l'Ancien. Le bergamasque est affilié au lombard oriental.

Souvent considérée comme un dialecte de l'italien, le bergamasque et l'italien ne sont cependant pas mutuellement intelligibles. Malgré tout, aujourd'hui la population parlant bergamasque parle également italien.

Il n'existe pas de reconnaissance officielle du bergamasque, ni en Lombardie, ni ailleurs : la seule langue officielle de Lombardie étant l'italien.

Le bergamasque est une langue romane et appartient à la branche gallo-italique. La position dans la famille de langue révèle qu'il est génétiquement plus proche de l'occitan, du catalan, du français, etc. que de l'italien.

Les monolingues bergamasques sont virtuellement non existants. Tous les Lombards parlent italien, et leur connaissances des deux langues varie aussi bien en fonction de leur situation géographique que de leur milieu socio-économique. L'élément déterminant sera bien souvent l'âge du locuteur.

Article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'Homme en langue bergamasque:

Töcc i òmen e fómne i nàs lìberi e compàgn in dignità e derécc. Töcc i gh'à la resù e la cosciènsa e i gh'à de comportàs i ügn 'nvèrsa i óter cóme s'i födèss fradèi.

Wikipedia

 

Petit dictionnaire français-bergamasque 

 

à l'usage de celles et ceux qui auraient pu oublier comment on nommait les choses de la vie quotidienne du temps où leurs parents vivaient près d'eux.

 

Réalisé à partir du Vocabolario dei dialetti bergamaschi d'Antonio Tiraboschi - Arnaldo Forni Editore – Bergame 1873

 

Avant propos

Tout en réalisant ce petit lexique français-bergamasque, j'ai sans cesse eu présents à l'esprit ceux qui durant mon enfance et ma jeunesse  avaient prononcé ces mots. Mon père et ma mère, bien sûr et en premier lieu, mais aussi ma famille bergamasque, les Maria, Antonietta, Nino, Pierino, Rosina, Antonio, Anna, Pierì, Daria, Pepì, Lino, et un très long etcetera.

                Tout au long de ce vagabondage, j'ai réentendu mes parents, après toutes ces années qui me séparent de leur disparition, dire ces mots que j'ai appris d'eux. Ceux de mon enfance, et qui lorsque je les évoque aujourd'hui, appellent l'émotion et la tendresse, parce que ce sont ceux de la complicité d'une poignée de personnes à peine.

                Existe-t-il ailleurs un dictionnaire franco-bergamasque ? Je ne le sais pas. Je ne le crois pas. Pour quelle école ? Dans quel intérêt ?

                Cette langue que je retrouve aujourd'hui, beaucoup pourraient la compléter, la corriger, la contester. Elle n'a de valeur que pour nous, ceux qui l'ont entendue et qui ne souhaitent pas qu'elle disparaisse tout à fait. Et quiconque l'a parlée dans son Gers natal, pourrait, sans grande difficulté, communiquer encore aujourd'hui dans sa province d'origine, en Italie, là où elle a continué à vivre parallèlement à la langue nationale, à s'enrichir, à se moderniser. Mais celle dont je parle ici est celle d'un autre temps, celle des champs et de la ferme sans télévision ni réfrigérateur. Celle que l'on n'entendra bientôt plus parler ni à Blanquefort, ni à Crastes ni à St-Sauvy, car ceux qui l'ont apportée ici, en disparaissant, la condamnent à l'oubli.

                Ils venaient pour la plupart, de Calusco d'Adda  ou des villages voisins, Sotto il Monte, Solsa,  Suisio... Après leur arrivée en France ils ont continué à parler leur "dialèt" au sein d'une grande famille que l'on a appelé la Colonie Bergamasque de Blanquefort. Leur bergamasque a évolué en contact permanent avec la langue gasconne, sa cousine. Puis le français l'a peu à peu remplacée dans la bouche des jeunes générations. De là sans doute les écarts qui la séparent de celle parlée aujourd'hui dans la province de Bergame.

                Mais qu'importe ! Cette langue, je l'ai entendue pendant les quarante premières années de ma vie, et j'ai besoin de me la rappeler de temps à autre, telle quelle, là, sans la toucher, sans essayer de la "purifier" ni de la faire ressembler à celle plus authentique d'outre Alpes.

Tout en répertoriant ce vocabulaire, j'ai beaucoup pensé aux Colleoni, Arsuffi, Teani, Previtali, Bravi, Ghisleni, Magni et autres Vavassori... qui à partir des années vingt sont venus changer la couleur de la terre du Sud-Ouest.                

Je leur dédie ce modeste recueil.

                                                                                            

Fenouillet le 14 Avril 1994 pour la 1° édition

22 septembre 2019 pour la 2° édition

 

Bernard(o) Vavassori

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